Bienvenue dans l’Unisvers. Le meilleur jeu de tous les temps : six niveaux de difficultés diverses, stratégie et méthodes libres … 

Tou.tes les participant.es accèdent au graal absolu. 

Et en prime, le jeu est gratuit.


Prépare ta stratégie. Tu as de la chance : mektoub !, tout est écrit. Parfois depuis des siècles ! D’aucuns nomment l’objectif ultime : éveil, illumination, joie ineffable — Joconda en latin (et tu t’étonnes que son portrait soit l’un des plus fascinants au monde…) —, exaltation, félicité sans bornes, unicité de l’être, paix profonde, présence ouverte, demeure de la présence, plongée dans le vide, énergie de l’amour, mystère de l’amour, grâce de la conscience extralucide, grâce de contempler l’ineffable, harmonie de l’âme universelle, amour inconditionnel, anéantissement de l’amour-propre, nuit de l’esprit… 

Je le nomme silence de l’ego. Tout ce qui te mine, te taraude, cette petite voix angoissée — je suis nul.le, je n’y arriverai jamais —, c’est l’ego, c’est le petit enfant en toi qui te parle. Celui qui a mis en place les mécanismes de survie lors de tes traumatismes, de tes blessures d’enfance. Or quand ton enfant-moi est à ce point rassuré, que toutes ses peurs se sont envolées, il se tait ! La sensation est très étrange. Plus de voix off. Du tout. Silence complet de l’ego. Tu n’as plus aucunes pensées parasites. Une jouissance absolue ! À ce moment-là, il n’y a que ton moi profond qui s’exprime. Les pensées qui te viennent à l’esprit sont extrêmement précises et utiles parce que tu as accès à une espèce de puits de connaissances collectives. Tu sais, tu as conscience de faire partie d’un Tout

Comme les nombreux paradoxes de la Vie, ce phénomène magique est à la fois universel et très personnel. J’imagine que toi, petit être, tu le qualifierais de dinguerie.

Peu importe la terminologie, ce qui compte, c’est de comprendre que ce sont des cerveaux d’humains qui tentent de nommer l’inexprimable. Ce ne sont que des mots par lesquels des humains tentent depuis la nuit des temps d’expliquer l’indescriptible. Alors que le but ultime est un ressenti, une émotion, un état d’esprit. Une connaissance. La compréhension de qui nous sommes. La pleine conscience de notre interconnexion avec l’univers entier. Ce que tu es compte moins que qui tu es. Peu importe que tu sois lycéenne, pompier ou dobermann. Ce qui compte, c’est que tu es matière et énergie. Partie intégrante d’un seul et même univers. À partir du moment où tu sais qui tu es, tu peux devenir pleinement ce que tu es, ce que tu veux être. « Il n’y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n’y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel », dit le dalaï lama.


Toutes et tous, nous atteignons l’arrivée. TOUTES ET TOUS, nous franchissons le seuil de la présence totale. La plupart à l’heure de la mort, mais beaucoup bien avant. Pourquoi ne pas jouer le jeu bien avant de mourir ? Toi, tu le peux, petit être. Ça tombe bien, car le ciel a besoin de TOI. L’univers a besoin d’un maximum d’êtres vivants visant le même but. Unis vers… la production d’énergie positive. Pour le jour où le soleil cessera de se lever pour nous. 

Le monde a besoin que tu réussisses le cheat code de l’Unisvers, que tu craques le code secret, que tu atteignes le nirvana. Alors tu comprendras que ce jeu sauvera l’humanité. Ou pas. Tout dépend en partie de toi, petit bonhomme de la Terre.

Le soleil nous est encore fidèle pour l’instant mais nous devons préparer notre survie pour le jour où cet astre cessera de se lever pour nous. La survie des êtres vivants de notre planète est en jeu : nous avons besoin de lumière et de chaleur ! L'enjeu est carrément de sauver cette nanoperle que nous sommes dans le cosmos.

Le but du jeu de l’Unisvers est de produire en masse l’énergie positive qui nous permette d’attirer un nouvel astre. Tu sais, l’univers, c’est purement de la science. C’est un ensemble incommensurable, gigantesque, de particules en mouvement qui interagissent entre elles. Qui produisent de l’énergie. Négative ou positive, voire neutre. 

Pourquoi le soleil risque-t-il un jour de cesser de se lever ? Parce que c’est un corps céleste parmi des centaines de milliards d’autres de notre galaxie, la voie lactée. Nous sommes souvent plusieurs planètes à tourner autour des étoiles. Et quand deux d’entre elles sont trop proches, l’une d’elles peut voler une planète à une autre. Donc si ça tombe, le soleil n’aura pas cessé de se lever. Il aura juste cessé de se lever sur notre monde, pour autant que nous puissions en juger vu notre petitesse… Le nombre de galaxies de l’univers entier est estimé à deux mille milliards ! Tu imagines ? Il est crucial de comprendre qui nous sommes, ce que nous sommes. Joue à l’Unisvers, et tu le percevras en atteignant l’étape ultime : la félicité suprême. 

Nous sommes des poux sur une tête ! Et encore, il m’est impossible de respecter les proportions, mais nous sommes sur quelque chose de vivant. Nous sommes dans quelque chose de vivant. Et nous sommes microscopiques, minuscules, riquiqui ! Nous sommes les nanoparticules d’un être vivant et nous ne pourrons probablement jamais appréhender en tant qu’êtres humains la taille, la forme, la consistance du Nous. Sais-tu, à ce propos, quelle est l’unique chose que nous, les êtres humains, ne pouvons pas faire en ayant un objectif à l’esprit ? Peut-être trouveras-tu la réponse en jouant à l’Unisvers. Sans stress, sans peur. Le soleil a cessé de se lever ? Ce n’est pas un drame. Parce qu’un ensemble est supérieur à la somme de ses parties. Nous pouvons toutefois décider de renverser la vapeur. Y arriverons-nous ? Ce n’est pas sûr. Et ce n’est pas grave. Rien n’est grave. Même pas ce que nous, petits humains, appelons la mort. Puisque la mort n’est jamais qu’une métamorphose. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, dit Lavoisier. Parce que ex nihilo nihil fit : rien ne vient de rien. 

La Vie n’est que chimie, biologie, physique : au vu de la difficulté à comprendre, appréhender l’ampleur de ce que nous sommes, il est impératif que chaque cellule de la matière vivante que nous sommes puisse simultanément collaborer ET être autonome. C’est l’un des plus beaux paradoxe de la Vie : nous sommes tou.tes pareil.les et pourtant chaque être vivant est unique. D’où la liberté dans le choix des méthodes, des procédés dans le jeu. Tu peux t’inspirer des autres, mais toi seul.e pourra déchiffrer ton code unique. Toi seul.e saura à quel endroit précis tu pourras apporter ta pièce pour façonner notre gigapuzzle. Toi seul.e peut lire ta propre boussole.


Comme nous risquons de perdre le soleil, Nous Tout a besoin que tu accèdes rapidement à la source première. On dit souvent qu’on a une âme. Une fois de plus, ce n’est qu’un mot. Et qui ne correspond pas à la réalité. Tu es, je suis, nous sommes l’âme. Nous, le Tout, est l’âme. Nous, petits êtres vivants, on a un corps ! Accède à l’étape où le mental se tait. Pour insuffler une telle énergie positive qu’elle attirera forcément un astre à l’énergie positive pour notre nanopépite que l’humain nomme Terre. 


As-tu peur d’échouer ou as-tu soif de savoir ? As-tu envie de connaître l’amour absolu ? Rejoins la communauté de millions de participant.es qui jouent déjà à l’Unisvers !





Les règles du jeu 


L’Unisvers comporte six niveaux. Les étapes sont simples et complexes à la fois, comme les autres paradoxes de la Vie. 


La première clé pour atteindre le ciel de la marelle, c’est la vérité. Laisse ton moi profond s’exprimer. Écoute ta petite voix intérieure et laisse s’exprimer ce qui te semble juste. Fie-toi à l’intelligence de ton moi profond et ne sombre pas dans l’océan d’écoles et de croyances spirituelles. Sois vrai.e. Toujours, à tout moment. La vérité libère. Vraiment. En récompense, tu auras quelques frissons sur les bras pour t’indiquer que tu es sur la bonne voie. Et qui sais, peut-être déjà la réponse à la question : quelle est l’unique chose que nous, les êtres humains, ne pouvons pas faire en ayant un objectif à l’esprit ?


La deuxième clé est de cesser de vouloir. Comprendre la distinction entre désir et besoin. Qu’est-ce qu’on le cherche loin, le bonheur ! Et quelle idée précise on s’en fait alors qu’il revêt des formes tellement multiples. On le cherche dans tant d’activités, d’artifices, de relations… alors qu’il est en nous. Le bonheur est. Le vrai bonheur est la discrète et sereine jouissance intérieure. Qui est en chacun.e de nous. La quête du bonheur est tout simplement le chemin qui mène à soi. Une idée de l’unique chose que nous ne pouvons pas faire en ayant un objectif à l’esprit ?


La troisième clé est de vivre en pleine conscience pour voir, sentir la connexion qui existe entre toutes les nanoparticules de l’univers. Nous sommes toutes et tous relié.es au Tout, au Nous. Mais nous n’en avons pas tou.tes le même niveau de conscience. Ici vient le fun : peu importe la voie, c’est toi qui choisis ! Méditation, relaxation, sophrologie, contemplation, musique, sport aussi — puisqu’il exige de se concentrer sur un exercice physique —, artisanat, etc. Tu fais peut-être déjà de la pleine conscience sans le savoir : en partant en randonnée, en observant la nature, en exploitant ta créativité…

Si tu choisis la voie de la sophrologie ou de la relaxation, ne t’étonnes pas si, au début, les séances déclenchent en toi colère et frustration. Si l’immobilité de ton corps allongé donnera le change, tes neurones virevolteront à qui mieux mieux. Peu importe, chaque fois que ton esprit revient à ta respiration, c’est gagné, tu es en pleine conscience. Donc, aiguise ta conscience et tu gagneras une tonne de gemmes sous forme d’endorphines. Tu passeras au quatrième niveau en ayant peut-être trouvé la réponse à la fameuse question…

La quatrième clé à trouver dans le jeu est le lâcher prise. Alors là… force à toi ! Qu’est-ce que cela m’énervait quand on me disait « il faut lâcher prise ». Parce que justement, personne ne sait comment lâcher prise. Ce qui a fonctionné pour moi, ce que j'ai découvert lors d’exercices de relaxation qui requièrent de simplement se concentrer sur sa respiration et de se focaliser sur chaque membre, c’est que s’efforcer de ressentir est la base du lâcher prise. L’exercice devient accessible à tou.tes. Il suffit de fermer les yeux, de te concentrer sur une partie du corps sans jugement, sans chercher à qualifier ce que tu ressens : gêne, tension, douleur, rien de particulier… Reconnaître ta sensation t’amène à accepter ce qui est. Le lâcher prise est le début de la pleine conscience de la réalité. Alors, une idée de la réponse à la question ?


La cinquième clé à décrocher est la confiance. Peu importe en qui tu crois, l’essentiel est d’avoir confiance. D’abord en toi. La confiance est une forme de lâcher prise. Je conçois qu’il n’est pas nécessairement facile de l’accorder à allah, dieu, jéhovah… peu importe la dénomination (pondue par des cerveaux d’humains !). Par contre, si tu changes le concept, il devient accessible, peu importe ce à quoi l’on croit : déesses, univers, vie, anges, énergie, amour, mère nature, etc. Lorsque tu es en méditation, répète-toi la phrase : si je ressens une tension, une difficulté, une douleur, … je la confie à la sagesse de notre âme. Imagine que la gêne, pensée négative, tristesse ou autre est une boule de lumière que tu tiens dans la main et que tu confies à celles et ceux en qui tu crois. Concrètement, l’exercice est simple : constater le problème, et te dire c’est trop lourd pour moi, j’ai confiance en xyz qui va le transformer pour moi en énergie positive, en amour inconditionnel… Et tu ne t’en préoccupes plus. L’ego va bien sûr te le resservir, mais retends tout simplement la « boule », aussi souvent que nécessaire. À ce niveau, tu auras peut-être trouvé la réponse à la question de savoir ce que nous ne pouvons pas faire en ayant un objectif à l’esprit.


La sixième clé est l’espoir. Cultive-le. Dès que quelqu’un.e ou quelque chose ramène l’espoir que tu as perdu, le niveau de ta joie intérieure remonte instantanément. Tu sais, à l’instar des cris, puis des rires des enfants surpris par les personnages de Monstres et Cie, l’espoir fait grimper le niveau dans les bonbonnes d’énergie. À ce stade, tu sauras peut-être que la réponse est « être ». Être est la seule chose que nous puissions faire sans en connaître l’objectif, sans avoir la moindre idée de l’objectif en tête. 


Quand tu auras atteint ce graal absolu, tu verras que ce que nous faisons sans aucune attente, juste pour le plaisir de donner, nous le faisons pour notre propre paix. Que lorsque nous pardonnons, ce n’est pas pour la personne concernée, mais pour ne pas nous empoisonner nous-mêmes par cette énergie négative de la rancœur, de l’amertume, de la haine. Tu te concentreras sur toi-même et tu accepteras les humain.es tel.les qu’iels sont. Parce que tu sauras que chacun.e a raison dans sa propre perspective. Tu cesseras de te comparer aux autres, de chercher leur approbation. Et tu comprendras que le bonheur vient de l’intérieur. Qu’il n’est en rien attaché aux choses matérielles.

Tu auras probablement vu la célèbre série coréenne dans laquelle des humains sont mis en compétition pour une somme d’argent équivalent aux vies à ôter aux autres concurrents. Squid Game esquisse la réalité : toi et moi n’existons que pour servir, divertir trois mille quatre cents milliardaires de cette planète. Les autres — plus de huit milliards quand même… — sont les esclaves de ces ultra riches. Peu importe, je suis à peu près certaine qu’aucun.e d’entre iels n’a atteint l’immanence.


Quand tu auras reçu la grâce de la lucidité extrême, je te promets que tu ressentiras une énergie incroyable. Tu te sentiras comme branché.e sur secteur, directement rattaché.e à la source première d’énergie. Tu te sentiras défoncé.e, high, sans même avoir bu d’alcool, pris de substances hallucinogènes, sans même avoir bu trois litres de café. Trop cool… et parfaitement sain !


À présent, tu sais comment lâcher prise et accepter. Sache que quelle que soit l’émotion qui te submerge, elle ne dure que trois secondes. L’ego prend ensuite le relais et te la ressert en boucle, surtout si c’est un sentiment négatif. Donc plus vite tu acceptes ce que tu traverses, plus vite tu appliques la méthode, plus vite tu reviens à ton havre, au silence de l’ego. Quelle méthode ? Là vient la bonne nouvelle : la méthode des autres t’aidera. Ou pas. Tu peux t’inspirer de tout ce qui existe et tout mettre à ta sauce. La méthode, c’est toi qui la choisis !


Cultive la vérité, la confiance, l’espoir et le silence.


Chiche que tu y arrives de ton vivant ? Chiche qu’on réussisse ensemble à inverser le cours des choses ? À provoquer un basculement vers l’harmonie, vers la paix universelle. À éviter qu’une autre étoile ne nous dérobe ou que le trou noir supermassif au centre de notre galaxie ne nous gobe… 

Chiche que nous créions ensemble une autre humanité ? 

Cap ou pas cap ?

Vas-y ose !

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